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Pour choisir une imprimante UV A3, vous devez comparer cinq choses : la zone utile, la hauteur des objets acceptés, les têtes, les supports et le coût complet. Ce guide s’appuie sur les machines Thermoflan, avec leurs fiches techniques et leurs prix en euros. Il vous aide à faire correspondre une configuration à vos pièces et à vos volumes.
Impression UV directe ou UV DTF pour quelles pièces ?
Deux procédés utilisent des encres UV pour décorer un objet. Ils ne mettent pas la pièce au même endroit pendant l’impression. Le choix du procédé passe donc avant celui de la machine.

Que permet une imprimante à plat ?
Une imprimante à plat dépose l’encre directement sur l’objet maintenu sur son plateau, sans film ni plaque intermédiaire. Le décor se forme donc sur la pièce finale.
- Plaques et petits panneaux : ces supports plats se calent facilement sous la tête.
- Coques de téléphone : elles s’impriment en direct dès qu’un gabarit les maintient.
- Petits objets : l’impression directe convient s’ils restent immobiles pendant le passage.
- Séries sur posages : des posages sur mesure positionnent plusieurs pièces à la fois.
Pour vos produits personnalisés en série, Thermoflan recommande de placer les objets sur le plateau à l’aide de posages sur mesure. Ce calage précis permet de lancer plusieurs pièces dans un même travail.
Que change une imprimante UV DTF ?
Avec une imprimante UV DTF, le décor est imprimé et polymérisé sur un film. Il est ensuite transféré par adhésion sur l’objet. La pièce finale n’a donc pas à entrer dans la machine.
Le transfert se pose par pression, sans thermocollage. L’UV DTF se distingue ainsi du DTF textile, qui utilise une poudre thermofusible et un transfert à chaud.
Grâce à ce principe, le transfert peut épouser certains objets courbes difficiles à placer sous une tête d’impression. Sa tenue dépend toutefois de l’adhésif, de la propreté, de la texture et de la courbure de la surface.
Comment départager les deux procédés ?
La différence se joue sur la géométrie des pièces, la facilité à les positionner, le volume à produire et la tenue attendue du décor. Pour marquer un objet cylindrique sur toute sa circonférence, une machine à plat standard peut nécessiter un dispositif rotatif. Si une machine est présentée comme hybride, à la fois impression directe et impression sur film, vérifiez les modes réellement disponibles dans la configuration proposée.
Que signifie réellement le format A3 sur une imprimante UV ?
Le terme « A3 » désigne un format papier, pas une fiche technique. Pour comparer des machines, vous devez distinguer trois données : la surface imprimable, la hauteur admise et l’encombrement au sol.

Quelle surface reste imprimable ?
Le format A3 mesure 297 × 420 mm. Pourtant, l’appellation « imprimante UV A3 » ne garantit pas à elle seule cette zone d’impression : la taille d’impression utile se lit dans la fiche technique.
- Surface utile : l’UV A3MAX annonce 297 × 420 mm imprimables.
- Encombrement : la machine mesure 1 000 × 902 × 592 mm.
- Poids : l’ensemble pèse 78 kg, à prendre en compte pour le poste de travail.
La surface réellement exploitable peut diminuer dès que vous ajoutez des marges, des gabarits ou des dispositifs de fixation. Ces éléments réduisent aussi le nombre de pièces que vous pouvez placer en même temps sur le plateau.
Quelle hauteur pour les objets et les cylindres ?
Sur l’imprimante UV compacte A3MAX, l’épaisseur admise va de 0 à 90 mm. En pratique, le passage d’un objet dépend aussi de son point le plus haut, de ses rebords, de ses creux, de la distance entre la tête et la surface, et du dégagement nécessaire à son maintien. Mesurez ces cotes avant de valider un projet.
Pour les pièces rondes, le tourne-cylindre motorisé de l’UV A3MAX accepte des diamètres de 25 à 80 mm. La rotation de l’objet pendant l’impression répartit l’encre sur sa surface, par exemple sur une bouteille, une gourde ou une canette.
Sur les coques de téléphone, déjà évoquées pour leur gabarit, les découpes et les rebords peuvent par ailleurs réduire la zone imprimable.
Quand faut-il un plateau plus grand ?
Si vos pièces dépassent la taille d’une imprimante A3, l’imprimante UV de format intermédiaire 6045-I1600 offre 600 × 420 mm de surface. Elle accepte des objets de 0 à 180 mm de haut et une charge de 25 kg sur le plateau. Son tourne-cylindre motorisé reçoit des diamètres de 30 à 120 mm.
Le niveau suivant est l’UV 9075 GH, avec une surface de travail de 900 × 750 mm. Sa hauteur d’impression atteint 100 mm, ou 200 mm avec l’option correspondante. Sa table supporte 150 kg répartis uniformément.
Pour des séries d’objets à positionner, Thermoflan présente aussi l’UV 6090 Max. Sa caméra repère automatiquement les pièces, ce qui permet d’imprimer sans gabarit.
Quels supports imprimer et comment assurer l’adhérence ?
Une encre UV qui polymérise n’adhère pas forcément au support. L’accroche dépend du matériau, de sa finition et de la préparation de surface. Chaque référence doit donc être validée séparément.
Quels matériaux rigides envisager ?
Selon la machine et l’encre, l’impression UV directe peut marquer différents matériaux rigides : certains plastiques, le bois, le verre, la céramique et les supports revêtus. La mention « tous matériaux » ne garantit cependant pas chaque référence. Côté plastique, Thermoflan cite l’acrylique, le PVC, le polycarbonate, l’ABS et le PETG. Testez quand même une coque dans son polymère et son revêtement réels.
Pour le métal, Thermoflan prévoit un primaire d’accroche préalable sur l’aluminium, l’acier, l’inox et le laiton. Le verre et la céramique émaillée peuvent aussi demander un nettoyage, un traitement ou un primaire compatible.
Quels supports demandent plus de précautions ?
Sur le bois, le MDF ou le placage, la porosité, la rugosité, la poussière et la finition influencent le rendu. Le polypropylène et le polyéthylène, eux, peuvent offrir une adhérence directe difficile : vérifiez qu’un traitement de surface ou un primaire compatible existe pour eux.
Les supports souples ajoutent une contrainte mécanique. Sur le cuir, le similicuir, la toile et certains textiles, l’encre, le revêtement et les flexions subies par la pièce déterminent le risque de craquelure ou de décollement.
Comment valider un support avant production ?
Sur une pièce peinte ou vernie, l’encre adhère à la finition et non au matériau de base. Faites donc l’essai sur cette finition exacte. De même, réussir sur du verre plat ne prouve pas qu’une bouteille courbe pourra être imprimée directement sur la même machine.
La validation se fait sur les pièces réellement utilisées, avec la préparation prévue. Elle se termine par des essais d’adhérence et de résistance adaptés à l’usage final.
Quels critères techniques déterminent qualité et cadence ?
La tête, les encres, la polymérisation et le logiciel définissent ensemble le rendu et le débit. Aucune de ces données, lue seule dans une fiche, ne prédit ce que vous obtiendrez sur votre propre pièce.

Que comparer dans la tête d’impression ?
La tête d’impression projette les gouttelettes du jet d’encre. Sa technologie, leur nombre, leur disposition et leur état influencent la qualité d’impression et la productivité. Aucun de ces critères ne garantit à lui seul une haute précision sur tous les supports.
L’UV A3MAX utilise une tête d’impression Epson I3200 et annonce 960 × 960 dpi et 960 × 1 200 dpi. L’UV 6045-I1600 dispose de deux têtes Epson I1600 : l’une pour la couleur, l’autre pour le blanc et le vernis, avec les mêmes résolutions annoncées. Plus haut dans la gamme, la plateforme UV 9075 GH à têtes industrielles accepte de quatre à huit têtes Ricoh GH2220. Elle annonce de 720 × 600 à 720 × 2 400 dpi.
Comment blanc, vernis et LED influencent-ils le rendu ?
L’UV A3MAX propose trois modes : CMJN + blanc, CMJN + vernis et CMJN + blanc + vernis. L’encre blanche peut former une sous-couche opaque sur un fond sombre ou transparent. Le vernis, de son côté, apporte des finitions brillantes. Superposer des couches pour créer du relief augmente le nombre de passes et la consommation. Ces encres ne sont pas forcément utilisables en même temps dans tous les modes.
Dans une imprimante UV LED, la lampe déclenche le durcissement de l’encre par polymérisation, pas par évaporation. La tenue dépend ensuite du réglage UV, de l’épaisseur de la couche et du couple encre-support.
Comment mesurer la cadence réellement obtenue ?
L’UV A3MAX prépare notamment les couches avec le logiciel d’impression Future Rip. Elle accepte les formats TIFF, JPG, EPS, PDF, PNG, AI et PSD. Sur une surface complète en haute résolution, Thermoflan indique 9 min en couleur et 17 min en couleur et blanc. Avec le vernis en plus, il faut compter 34 min : la vitesse d’impression dépend donc du mode choisi.
La cadence réelle comprend la préparation, le chargement, l’impression, le déchargement, le contrôle et les rebuts. Faites un essai représentatif sur 20 à 50 pièces. Cet essai doit aussi compter les changements de série, les contrôles de buses et l’entretien du système d’encre blanche.
Quel budget et quelles obligations prévoir au poste ?
Le prix d’achat n’est qu’une partie du budget. Un poste UV comprend aussi les consommables, l’entretien et des obligations réglementaires en France.
Quels prix pour les machines Thermoflan ?
Thermoflan affiche des prix « à partir de » pour chaque modèle. Ces montants ne couvrent pas le coût complet d’une configuration équipée.
- UV A3MAX : à partir de 8 900 €, pour une surface de 297 × 420 mm.
- UV 6045-I1600 : à partir de 15 900 €, pour 600 × 420 mm.
- UV 9075 GH : à partir de 27 700 €, pour 900 × 750 mm.
- Options : tourne-cylindre, vernis ou caméra sont à ajouter selon la configuration.
Le choix d’un modèle plus grand se justifie par la surface, les objets et la production visés, pas par le seul prix d’entrée.
Comment calculer le coût par pièce conforme ?
Pour comparer des devis, relevez les mêmes postes pour chaque offre : machine, encres, films, primaires, logiciels, accessoires, installation, maintenance, main-d’œuvre et rebuts. Le coût par pièce conforme additionne ensuite le support vierge, l’encre, le film ou le primaire, la main-d’œuvre, la maintenance, les rebuts et l’amortissement.
Comme repère en France, l’encre UV en bouteille coûte environ 0,25 € HT/ml pour certaines têtes. Ce chiffre ne donne pas un coût complet par objet et ne prouve pas la compatibilité avec chaque machine. En général nous comptons 4.80 euros/m2 rempli à 100% en couleur et 10 euros/m2 rempli à 100 % en couleur + blanc. En UV DTF, le film A+B revient à 0,057 €/dm², médiane de quatre rouleaux de 30 cm × 100 m. Il faut y ajouter les pertes au démarrage, les découpes, les bourrages et les transferts ratés.
Quelles vérifications pour un poste professionnel ?
L’article R. 4452-7 du Code du travail, en vigueur depuis le 5 juillet 2010, impose d’évaluer les risques liés aux rayonnements optiques artificiels. Pour une imprimante UV, l’évaluation part de la documentation technique, des capots, des interverrouillages et des conditions d’accès à la lampe.
Ensuite, examinez les fiches de données de sécurité des encres et des produits de nettoyage que vous utilisez réellement. L’article R. 4412-38 du Code du travail, dans sa version en vigueur depuis le 1er janvier 2018, encadre notamment l’information, la formation et l’accès à ces fiches pour les agents chimiques dangereux.
Avant la mise en service, la déclaration de conformité, la notice en français et les instructions de sécurité doivent correspondre à la configuration exacte. Les encres résiduelles et les consommables contaminés sont triés selon leur nature.

Trouvez l’imprimante UV LED adaptée à vos pièces
UV A3MAX, UV 6045-I1600, UV 9075 GH : comparez les surfaces, les hauteurs et les options de la gamme UV à plat Thermoflan.
Foire aux questions
Quel est le prix d’une imprimante UV A3 ?
Il n’existe pas de prix unique : la zone utile, les têtes, les encres, les accessoires, les logiciels et les services font varier la configuration. Thermoflan propose l’UV A3MAX à partir de 8 900 €. Le coût d’impression au m² dépend du blanc et du vernis, et les logiciels RIP utilisés par Thermoflan calculent l’encre et le coût de chaque impression.
Les impressions UV résistent-elles aux rayures et aux produits chimiques ?
Leur résistance peut être inférieure à celle d’autres procédés, sauf avec des encres spécialisées. Le vernis ne protège pas dans tous les cas : sa tenue se teste dans les conditions d’usage prévues. La résistance au lavage, à l’abrasion et aux détergents se valide sur l’objet exact. Nos encres UV, relève des exigences réglementaires applicables à la norme EN71-3 (norme jouet) pour un usage de marquage dans les jouets et accessoires pour les enfants.
Quelles conditions d’installation prévoir pour l’imprimante UV A3MAX ?
Prévoyez une alimentation AC 220 V / 140 W, une température de 20 à 28 °C et une humidité de 35 à 65 %. Les lampes UV sont refroidies par air. Certaines encres UV demandent par ailleurs une ventilation ou des précautions d’utilisation.












